mardi 12 janvier 2010

La fête de Loulou ou vivre l’éternité un jour à la fois

Une histoire d'amour... cliquable!

C’est la fête de ma douce aujourd’hui. À 12 jours près, cet anniversaire coïncide avec le début de notre vie commune. Ça fait donc 16 ans maintenant que nous partageons beaucoup, beaucoup plus que le même toit; que nous sommes atteints de folie d’amour probablement incurable. Il n’y a pas de semaine où je ne m’informe de l’état d’amour de ma douce à mon endroit. Si je tarde trop, c’est elle qui pose la question. « M’aimes-tu encore? », demande-t-elle. « En corps, ma Loulou? En corps et en âme tu sauras, et je mourrai ainsi. Tu m’habites à jamais. »

Et vous savez quoi? J’ai encore l’impression que cette fantastique aventure a commencé hier. Mieux encore, qu’elle a toujours été là et que nous sommes ensembles depuis toujours sans que le temps nous affecte. Au contraire, le temps joue pour nous, nous faisant découvrir ces merveilles que sont nos enfants et les hallucinants petits qu’ils ont engendrés et qui nous en font vivre de toutes les couleurs… de l’arc-en-ciel. Ah, ces chers petits…

Bon, dire que le temps ne nous affecte pas est un peu exagéré. Quand Jean-Philippe m’a annoncé, à Noël, que sa belle Marie-Pier et lui avaient fait une offre d’achat sur une maison à Ville-Eymard, je me suis senti vieux, mais vieux. Plus rien à voir avec cet éternel enfant qui joue aux autos avec ses petits-fils avec tout le sérieux du monde. Mon fils aîné, trentenaire cette année, s’achète une maison! Et je suis un père, pire, un grand-père à la retraite. Bon. C’est bien dommage, mais ça ne m’entre pas dans la tête tout à fait, pas encore.

Je demeure donc un jeune amoureux fou de sa Loulou qui est un ange de persévérance, de tendresse et de détermination. Merci mon amour!

C’est la fête à Loulou et nous sommes allés, ce midi, au Saint-Amour, souligner dignement la chose. Et ce le fut. Ma douce rayonnait en goûtant son tartare de saumon, ses cailles à la je-ne-sais-trop-quoi, sa crème brûlée. Pour les oreilles, il y avait Chopin, Schubert, Léo Ferré, Reggiani, les Beatles et Billie Holiday.

« Tu ne me fais pas un p’tit bilan, mon chéri? Non, ma douce. Je l’écris. Tu l’auras cet après-midi. » C’est la fête à Loulou et elle est drôlement fébrile. Elle attend beaucoup de son travail de coordonnatrice du développement touristique du Nord. Comme toujours, elle a un plan et des idées à l’infini pour le mettre en œuvre. Sa famille va bien et moi aussi… Ben coudonc!

Le Refuge du ski de fond

Un vrai pic et un leurre, une idée de Loulou...

Le Refuge, pardon, le Centre d’activité de plein air Le Refuge, de Stoneham est géré depuis le 1er janvier, par une entreprise à but non lucratif formée des membres de son club de ski de fond. Bill Dobson, le proprio que l’on croyait éternel, a pris sa retraite sur ordre du médecin, mais avec tout un pincement de cœur. N’empêche, la nouvelle équipe est pleine d’enthousiasme et fait des miracles pour rendre l’endroit des plus accueillant. Et ça marche!

Je suis patrouilleur dans les sentiers de ce merveilleux endroit. Dimanche, j’ai emprunté le long parcours de la 25, m’arrêtant au gîte pour entretenir le feu et jaser avec un couple de raquetteurs avant de grimper au la Turgeon. Arrivé à sa jonction, je me suis arrêté un moment pour entendre le ruisseau roucouler dans le silence total qui l’environnait. Même pas un bruit de motoneige. Même les oiseaux se sont tus un instant pour que j’écoute le ruisseau et le silence. Et là, j’ai souri d’un sourire irrépressible devant tant de sérénité et de beauté. Surtout que je venais, une demi heure avant de survoler la longue montée de la 15, fraichement rouverte, avec quelques arbres en moins mais avec une vue qu’on se croirait dans les Chic Chocs. Tiens, je vous invite dimanche, on se fera une petite sortie.

Blues

J’ai commencé le gros roman d’Alain Gerber intitulé Blues et qui raconte, avec une force et une beauté d’écriture peu communes, une histoire de blues qui commence ainsi : « Je me suis levé ce matin… » (I Woke Up This Morning…).

Je le lis en écoutant un disque époustouflant de Big Bill Broonzy, une sorte de testament de ce grand musicien né dans le Mississipi et qui a fait carrière à Chicago. Dans ce testament intitulé Trouble in Mind, le bluesman chante en s’accompagnant de sa seule guitare acoustique. Une pure merveille enregistrée par le Smithsonian Institute sur son étiquette Folkways.

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